Samedi Saint : Geneviève Damas (20/04/19)

COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE

L'ÉTONNEMENT DU SAMEDI SAINT avec Geneviève Damas : La résistance des petits bouts

Geneviève Damas, auteure et comédienne, a mis en lumière ces femmes qui résistent à leur manière, au quotidien, petit bout après petit bout, contre la morosité et les exclusions. Dans son roman Patricia elle veut donner un visage et une parole aux migrants.


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Avoir la lumière sur soi et ne pas parler que de soi. Il ne faut pas se tromper.

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Son premier roman, un tombeau pour sa grand-mère.

Geneviève Damas est tombée dans la marmite des mots depuis qu’elle est toute petite. Avec les histoires que son papa lui raconte avant d’aller dormir, elle découvre qu’avec les mots, on va au bout du monde et on découvre d’autres vies, tout en restant dans son lit.
Elle passe une enfance préservée à Woluwe-Saint-Pierre, dans un quartier où toutes les maisons se ressemblent et où vivent des gens du même style. Elle croit que tout le monde vit comme cela, jusqu’à ce que sa « grand-mère de gauche » lui fasse découvrir, à Liège, que le monde est différent et bien plus complexe que ce qu’elle avait imaginé. La petite Geneviève suit sa grand-mère qui aide les plus démunis, sans jamais jouer aux dames patronnesses.
Après des études secondaires brillantes, elle fait des études de droit pour rassurer ses parents, mais avec le projet de faire le conservatoire une fois qu’elle aura empoché le diplôme universitaire. Elle fait aussi l’IAD et se met à écrire un premier projet de spectacle. Ce sera Molly à vélo. Pietro Pizzuti la soutient et lui donne confiance dans l’écriture. « Il a un regard bienveillant. Il vous donne son soleil, mais il sait de quel endroit il vous parle. Il reconnaît la singularité de l’autre. Il m’a aidée à être moi. » Elle ne savait pas encore qu’elle allait en faire son métier.

« Une journée écrite est une journée réussie

L’écriture la connecte à elle-même, elle parvient à dire des choses qu’elle portait en elle sans en avoir conscience. Elle écrit son premier roman, Si tu passes la rivière, à la naissance de son premier enfant. Il dort peu et demande une présence constante. « L’écriture, c’est ma manière de foutre le camp tout en restant là. » Ce roman parle de sa grand-mère et de la mort. La littérature permet de remettre en vie les morts, les émotions, ce qui est enfoui, oublié et perdu et qu’on essaie de retrouver. « C’est une sorte de tombeau pour ma grand-mère. » Pour Geneviève Damas, la mort est une traversée. « J’ai éprouvé tant de signes après avoir perdu quelqu’un que j’aimais, que je ne crois pas que tout s’arrête. » Mais la mort reste à jamais un mystère absolu.
Ses derniers spectacles parlent de la famille et du couple. La solitude du Mammouth s’inspire du mythe de Médée et le prochain, Quand tu es revenu, je ne t’ai pas reconnu, de celui d’Ulysse. « C’est difficile de parler du couple ou de la séparation, sans tomber dans l’anecdotique. En m’accrochant au mythe, je sors du théâtre de chambre. » Elle élargit ainsi sa parole et accède à l’universalité.PSM AVRIL 2019 5621
Écrire, c’est aussi sa façon de résister à ce qui la scandalise. Un jour, lors d’un atelier d’écriture à Rixensart, elle rencontre une réfugiée de 16 ans et son petit frère de 9 ans. Elle trouve impensable de partir en vacances avec sa famille en laissant là-bas ces deux enfants. Elle leur propose donc de les accompagner à la mer. Ce furent des journées idylliques. Elle rêve que sa maison devienne leur port d’attache, mais le quotidien se révèle compliqué à vivre. Cet échec reste douloureux. Elle décide alors d’écrire sur la façon dont la migration peut transformer nos vies. « C’est quoi, accueillir un migrant ? » Son éditrice la pousse à se rendre sur les lieux dont elle va parler dans son roman : « Il y a peu de livres où les migrants s’expriment. Quand on parle pour eux, il ne faut pas se tromper. » Elle se rend donc au Niagara et à Lampedusa. L’écrivain, pense-t-elle, doit prendre position, plonger dans l’actualité. Elle rencontre des gens formidables, aussi bien chez les carabinieri que chez les migrants, des femmes et des hommes qui luttent contre la dictature et la misère. « Je trouve que notre mission et de mettre des visages humains sur des données chiffrées. La migration, ce sont des statistiques pour nos politiciens. Par le roman, on fait des expériences sensibles. J’essaie de faire entendre les gens qu’on n’entend pas. Il faut s’engager sans endoctriner. » Le résultat de ce travail est le magnifique roman Patricia dont quelques extraits ponctueront la célébration du soir.

Une terre d’asile

Les gens qui arrivent à Lampedusa sont déjà ressuscités, même s’ils ignorent encore ce qu’ils vont endurer. Ils ont gardé leur dignité dans des conditions atroces. « En Belgique, j’ai pu en voir certains qui parvenaient à avoir un nouvel ancrage dans la vie, après avoir obtenu un statut. »

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Il vous donne son soleil.

Catholique pratiquante jusqu’à ses 25 ans, Geneviève Damas est dégoûtée de la religion par un prêtre qui engueulait ses fidèles en chaire. Si le rite en Église la touche peu, elle reconnaît que l’Ancien Testament est un réservoir d’histoires extraordinaires et que l’Évangile dit des choses magnifiques sur le dépouillement, la confiance et la solidarité. Les textes de la vigile pascale n’éludent rien du mystère. « On est souvent face à la peur, face à des choses inexplicables. Voilà Jésus qui, quelques jours avant était soutenu par une foule énorme, se retrouve seul, abandonné par les siens. Au pied de la croix, on ne voit que sa mère et quelques-unes de ses copines. Mais après l’abandon, viennent les retrouvailles. Après la résurrection, Jésus retrouve ses disciples et ne leur reproche rien. C’est un beau message sur l’amitié. »
« Dans le malheur, il y a toujours une part de bonheur. On ne fait pas que perdre, on gagne toujours quelque chose », dit-elle à propos de son prochain roman Bluebird. Ce livre, à paraître chez Gallimard, risque bien de faire mentir son fils aîné : « Dis, maman, Gallimard Jeunesse, c’est top ! Mais pourquoi, toi, tu es éditée chez Gallimard Vieillesse ? »

LES REGARDS DE GENEVIÈVE

Géraldine

Dans Luc, 17: 20, Jésus dit que le Royaume de Dieu est au milieu de nous.
Et moi, tout au long de cette célébration, je vais chercher des figures de femme, bien sûr, il y a des hommes aussi, qui me font dire que parfois, ce que certains nomment le royaume, d’autres l’appellent autrement, moi je l’appelle autrement, se trouve à deux pas de nous.
Il fit venir une femme vers l’humain. Géraldine est enseignante à Schaerbeek. Toute jeune enseignante. Elle est motivée. Dans sa classe, un élève âgé de 13 ans ne va pas bien. Elle s’inquiète, elle enquête. Elle apprend que le père de cet enfant s’est suicidé et que la mère est partie. Le jeune est tout seul. Les résultats scolaires sont en chute libre. Elle propose à l’enfant de passer le week-end PSM AVRIL 2019 5556chez elle, on reverra la matière et tu en profiteras pour amener ton linge. Le samedi, elle va chercher l’enfant. Il habite rue d’Aerschot, en face de la gare du Nord, un premier étage, où l’eau, le gaz et l’électricité ont été coupées. Un taudis. Géraldine est horrifiée.  Heureusement que les prostituées qui travaillent en dessous lui préparent de la soupe et lui donnent de quoi manger. L’enfant a un sac en plastique dans lequel il y a un tee-shirt. Géraldine dit : « Mais je t’avais demandé d’apporter tout ton linge. » Et l’enfant répond : « Madame, c’est tout mon linge. » Alors, Géraldine l’emmène en ville faire des courses, et puis le ramène à la maison, et l’enfant est adorable, il ne demande pas grand-chose, le samedi se passe et puis, le dimanche midi, il était initialement prévu de le ramener chez lui, parce que Géraldine est jeune mariée et quand même, elle avait prévu de garder du temps avec son mari, mais impossible de ramener l’enfant dans son taudis. Elle se dit : « Je le ferai ce soir. », mais le soir, impossible de le faire. Elle se dit : « Demain, à l’école, je le déposerai, puisqu’on commence à la même heure. », et ils reprennent la route de l’école le lundi matin, mais le soir, impossible de laisser l’enfant retourner dans son taudis et il remonte avec elle dans la voiture. Et l’enfant est resté avec Géraldine. C’est un peu plus complexe que cela, évidemment, parce que Géraldine a essayé  de mettre le jeune en pension, il y a des internats sur Bruxelles, mais la mère était vivante et c’était elle qui devait décider, elle apparaissait et disparaissait et, finalement, un juge de la jeunesse a dit à Géraldine : « Vous êtes bien avec l’enfant et l’enfant est bien avec vous. Si on laissait comme ça. » Et le temps a passé, Géraldine a eu deux enfants, que son grand comme elle l’appelle, lui, c’est mon grand, considère comme ses frères et soeurs. D’ailleurs, chaque fois que Géraldine raconte la première fois rue d’Aerschot, la petite se met à pleurer, parce que c’est trop dur que son grand-frère, comme elle l’appelle ait dû vivre ça. Et le grand avait un demi-frère, que Géraldine a accueilli de temps en temps le week-end, pour que la fratrie reste en contact. Et le grand maintenant a un travail, un appartement, une copine et quand je dis à Géraldine qu’elle a véritablement sauvé cet enfant, elle dit, non, tout le monde aurait fait pareil. Tu entrais dans le taudis de la rue d’Aerschot, tu ne pouvais faire autrement, au risque de devenir un monstre.  Une Géraldine qui donne la vie.

Une autre Géraldine

Une Débora aujourd’hui, et je pense à l’autre Géraldine. Elle habite Schaerbeek, elle aussi. Le royaume est plutôt à Schaerbeek pour moi.  Il y a un espace vert de 200 m2, derrière la rue Kessels qui correspond, je crois, aux anciens bains de Schaerbeek, le bourgmestre Roger Nols, souhaite en faire un commissariat de police, dans la ligne de sa philosophie : « Sécurité d’abord-stop à l’invasion. »PSM AVRIL 2019 5629 Les habitants se mobilisent, non au commissariat et gagnent. Après, il y a des années où cet espace demeure à l’abandon et dans le quartier, les gens répètent, il faudrait que la commune fasse quelque chose de cet endroit, mais rien ne bouge et puis, un jour, Géraldine dit, on va arrêter d’attendre. On va investir l’espace, défricher, couper l’herbe. Si on se bouge, un jour la commune nous suivra. Il ne faut pas être un surhomme pour faire une révolution, juste être ensemble et avancer à notre rythme, avec nos forces. Et c’est parti, les voisins coupent, taillent, retournent la terre, décident de faire un potager, un compost et pour avoir mis les pieds dans cet espace, c’est devenu un paradis au milieu du bêton avec deux ruches, une serre, tout cela à l’initiative des habitants qui sont de multiples origines et qui ont dû faire quelque chose ensemble et apprendre à se connaître à l’initiative de Géraldine. Et après les attentats de 2016, 15 jours après, elle a organisé une fête de Pâques, dans le quartier, tout le monde ensemble, ceux qui fêtent Pâques et ceux qui ne la fêtent pas dans leur religion, parce que pour Géraldine, la seule chose qu’il y avait à faire, c’était d’être ensemble, de partager quelque chose ensemble, que après les croissants, Amid joue aux échecs avec Monsieur Henry qui est incollable, Loubna essuie les verres avec Jean-Marc, et ainsi de suite...

La tante de Didacienne

Une figure de Judith à travers la guerre. Je rencontre Didacienne en juin 2018 à Kigali, elle est réalisatrice, victime du génocide contre les tutsis. Elle était la neuvième de 10 enfants. Six sont morts en 1994, ainsi que son père et sa mère. Nous parlons de son travail et puis, nous nous éloignons, elle parle de sa tante, elle dit : « Aujourd’hui, elle a soixante-quatre ans, c’est la petite soeur de ma maman, c’est fou comme elle est forte. Une battante. Elle m’a tout donné. Elle avait six enfants et a perdu son mari et un fils. Quand je suis revenue à la fin du génocide, elle était seule avec ses cinq enfants et elle en hébergeait 7 de plus. Elle ne gagnait pas beaucoup, elle était enseignante, elle n’aimait pas qu’on nous regarde de travers, elle voulait que quoiqu’il nous soit arrivés, nous soyons une belle famille, digne. Quand je suis revenue chez elle, à huit ans, les gens disaient de moi, elle est tellement traumatisée, elle n’arrivera à rien. Mais ma tante a cru en moi, elle a dit : « moi, je sais qu’elle est capable. », elle m’a inscrite dans une bonne école, à tous les enfants qu’elle a recueilli, elle a voulu donner la même chose qu’à ses enfants. C’est une femme pleine d’amour. J’ai eu de la chance.

Antoinette

Antoinette, c’est ma grand-mère. C’est important les grands-mères. C’est fou comme elles transmettent les grands-mères. La mienne vient d’un milieu simple, très simple. Son frère meurt en 14-18 et, pas de chance, la famille avait misé sur lui, il était en train de faire des études de médecine et les siens pensaient qu’ils ramènerait suffisamment d’argent pour les faire vivre tous et non et donc, PSM AVRIL 2019 5685ma grand-mère fait des études universitaires, pharmacienne, sort de son milieu, rencontre mon grand-père, se marie et vit une vie bien plus aisée, dans un milieu plus cultivé, mais ce qui est formidable, c’est qu’elle n’oublie jamais d’où elle vient, un milieu simple. Et petite, elle me répète qu’il est important de contribuer. Quand on a beaucoup reçu, et elle considère qu’elle a eu énormément, il faut donner sa part. Et donc, elle fait énormément de bénévolat : elle apporte des repas aux personnes démunies à Liège et quand je vais avec elle, je découvre un monde que je ne connaissais pas, des gens qui vivent dans des taudis, qui sont malades, très handicapés par la vie, des gens qui souffrent et qu’on ne voit jamais quand on se promène dans la rue.  Et avec ma grand-mère, je les vois. Pas comme des gens à qui on fait une faveur, mais des gens qui ont une vie, des aspiurations, des souvenirs, un passé, des rêves et avec lesquels on tente d’échanger, de créer des liens.  Je me souviens qu’elle faisait partie d’une association qui envoyait des médicaments en Afrique et que nous devions traverser une aile d’une section psychiatrique d’un hôpital à Liège, elle voyait que j’avais peur, elle disait ce sont des personnes, essaye de te comporter avec elles en les respectant comme personnes. Ce sont de toutes petites choses qu’elle me disait et bien sûr, c’est moins impressionnant que le CAC 40 ou le Bel20, mais ce sont des enseignements qui durent, que j’essaie de transmettre autour de moi, dans mes ateliers, avec mes enfants.

Après l’Évangile

Ce qui est top dans le nouveau testament, c’est qu’il y a de la place pour les femmes. Il n’y a pas que des hommes, mais de la place pour les toutes petites actions des femmes apparemment sans importance, mais visiblement qui en ont pour qu’on les rapporte aussi.
Elles sont 3, il y a Marie-Madeleine, la prostituée, Marie la mère de Jacques et Salomé, la mère d’André, Jacques et Jean. Jean, le disciple que Jésus aimait. J’imagine comme Salomé devait se sentir mal vis à vis de Marie, leur deux fils toujours ensemble, inséparables et puis paf, Jésus meurt, et elle, elle l’a toujours son fils chéri, elle a une chance de fou.
Sauf Marie-Madeleine dont on ne sait rien, les deux autres sont des mamans, avec leur amour de maman, leur regard de maman, leur expérience de maman.PSM AVRIL 2019 5679
Elles sont 3, à se lever à l’aube, après, j’imagine être restées une bonne partie de l’après-midi et de la nuit à rester auprès de Marie, leur copine, leur amie, leur soeur qui vient de perdre son fils. Leur amie vit un grand malheur et s’il n’y a plus rien à faire, au moins, il y a à être là, à écouter, à passer du temps. A dire qu’on se souvient et que ce fils, ce fils passé comme une étoile filante, dans sa vie si courte, elles ne l’oublient pas, nous ne l’oublions pas et je pense à la maman et au papa aussi d’Olivier, de Victor, de Nathalie, de Gérald, D’Élisa, D’Arthur, de Thiabaut. Tous ces parents pour qui les fêtes auront jusqu’au bout un drôle de goût, celui de l’absence.
Et toutes les 3, qui aiment profondément Marie et ce Jésus que Marie et Salomé ont vu grandir cassent véritablement leur tirelire pour acheter ces parfums, et cela ne sert à rien de faire une chose pareille, mais parfois l’inutile est bien plus précieux que l’utile, parce que tant se joue dans le symbolique, qui est de dire ce qu’on a de plus précieux on le consacre à ton fils.
Et elles partent à l’aube, déterminées, en s’inquiétant de leur manque de force. Qui va nous rouler la pierre ? Mais elles y vont quand même, j’imagine qu’elles se disent on est à 3 et on trouvera bien une solution.  Une sorte de confiance dans le monde qui malgré tout peut offrir le meilleur.
Tenter face à l’irréversible contre lequel on ne peut rien, cette mort à laquelle on ne s’attendait pas dix jours plus tôt, de faire face avec ce qu’on est, des femmes, moins fortes que les hommes, bienveillantes, courageuses, douces, industrieuses, qui veillent.
Et si le royaume n’est que de ce monde, il me semble ce qu’il y a à faire, aujourd’hui, ce que dit le texte, ce sont tous ces petits gestes, ces regards bienveillants, ces mots d’encouragement, ces sourires, ces mercis, ces bonsoirs, ces bonjours, ces questions sincères qui font toute la différence.
Parfois, on se sent au fond du trou et il suffit que l’on vous propose un café pour que le monde change, que celui qui balaie la rue vous dise bonjour et le jour change, qu’un ami vous téléphone pour demander comment vous allez et vos perspectives changent.
Offrons nos regards bienveillants, nos mots doux, nos chansons entraînantes, nos sourires à profusion.
Et aussi croire au collectif. Elles sont à trois.
Les deux mères de famille et la prostituées. Une vie différente, une expérience différente, mais ensemble.
Ce n’est peut-être rien d’autre que cela, la résurrection, vivre à nouveau grâce à un autre.

Urgence

Il y a trop de gens qui dorment dehors.
Des parents, des enfants.
Sur des matelas de fortune, dans des voitures, au milieu de la poussière et du bruit.
Je reviens de Toulouse, terrible aussi.
Le pire, c’est qu’on s’y habitue. On s’habitue de voir des dizaines de matelas rue neuve, des familles dans les bancontacts et il faut enjamber leurs matelas de mousse pour prendre son argent. Normal.
La plateforme citoyenne s’essoufle un peu.
Il y a encore beaucoup à faire.

Romans de Geneviève Damas :
Si tu passes la rivière, Éditions Luce Wilquin, Prix Rossel 2011.
Histoire d’un bonheur, Éditions Arléa, 2014.
Patricia, Éditions Gallimard, 2017.
Bluebird, Éditions Gallimard, 2019.

Voir plus de photos :
Voir la vidéo : https://youtu.be/jh3ZM-hgiVM

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Avec les histoires que son papa lui raconte, elle découvre qu'avec les mots, on va au bout du monde tout en restant dans son lit.

Interview : Gabriel Ringlet
Compte-rendu : Jean Bauwin
Illustrations : Patrick Verhaegen (Pavé)
http://www.pavesurle.net/
Photos : Bruno Rotival
Vidéo : Bernard Balteau

(20/04/2019)

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